Habiter la terre!

Les événements politiques et sociaux récents ne poussent pas tellement à l’optimisme, la tension est partout palpable. Et pourtant, il existe des initiatives, des mouvements  qui invitent à l’enthousiasme. Des espaces de créativités existent, des citoyens éclairés tentent de leur donner vie, même si rien n’est gagné d’avance et que c’est un labeur de longue haleine. Des individus, des communautés sortent du conformisme ambiant. C’est notamment le cas en matière d’habitat. Et chose rare qu’il faut souligner, les institutions publiques et l’Etat Français s’engagent (enfin) à donner un cadre juridique et législatif à ces façons d’habiter et d’occuper l’espace de façon alternative.

Depuis les années 70, le mythe de la maison individuelle ou le « tous propriétaires » semblait l’unique voie possible vers le bien être et l’émancipation personnelle. Cela à aboutit aux banlieues pavillonnaires, les fameux quartiers résidentiels, qui fonctionnent comme un piège. Les pavillons mitoyens comportent à peu près les mêmes servitudes que les HLM, de plus il y règne rarement la même solidarité que les anciens quartiers ouvriers, éloignement du centre ville et du lieu de travail, peu de mixité sociale, destruction de la ceinture céréalière et maraîchère qui entourent les villes, endettement sur de nombreuses années…

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Les aspirations au petit bonheur privé, accroché à l’ambition immémoriale du patrimoine transmissible – (Pierre Bourdieu) et légitimé par les hommes politiques, les médias et les industriels (groupes Bouygues par exemple) semblent être un modèle à bout de souffle. Par ailleurs, l’accession à la propriété pour éviter la location à fonds perdu est de plus en plus inaccessible pour les jeunes générations. La crise qui dure depuis 2007 et l’augmentation continue du prix de l’immobilier commencent à façonner de nouvelles perspectives en matière de logement.

Au delà des détails techniques et financiers concernant le logement. Il me parait essentiel de rappeler des vérités évidentes mais que l’on peut avoir tendance à oublier. « Notre habitat et notre environnement influent directement sur notre joie de vivre, notre équilibre, nos projets et notre lien à la nature. Mettre en projet l’amélioration de notre cadre de vie, tant dans le lien qu’il nous permet de tisser avec les autres que dans le lien à la nature nous permet de nous reconnecter à la beauté du monde, à l’émerveillement et à l’espérance ». Mouvement Colibris  Habiter, c’est trouver son lieu. C’est se loger, avoir un toit mais bien plus encore. En effet, les lieux sont chargés de significations, investis émotionnellement, structurés en fonction des expériences, des attentes, des besoins, des fantasmes…

 » Le verbe habiter est riche de sens et il ne peut se limiter à l’action d’être logé. D’un côté, c’est la question du logement, de l’abri, « avoir un toit », et de l’autre celle de la relation, de l’action qui définit l’habitant. C’est cette particularité que nous voulons interroger : l’homme habite lorsqu’il réussit à s’orienter et à s’identifier à sa demeure, ou plus simplement lorsqu’il expérimente la signification d’un milieu. Habiter, c’est ce qui caractérise l’humain, alors que l’animal s’abrite. «  Sabine Vassart

La difficulté d’habiter relance une formidable créativité en matière d’habitat à faible coût incluant les critères écologiques. La société civile devient un laboratoire d’expérimentation. Les exigences écologiques de notre temps et les défaillances sociales inspirent la créativité.

Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. 

Eleanor Roosevelt

La loi ALUR (Accès au logement et un urbanisme rénové), définitivement votée le 20 février 2014, instaure notamment de nouveaux statuts légaux aux logements alternatifs : habitat participatif, logements mobiles et constructions démontables. L’objectif est de donner un statut légal et officiel à l’habitat participatif, en plein essor en France, et à l’habitat dit léger (yourtes, résidences mobiles ou démontables,…). Il semble qu’il existe une volonté de favoriser une « 3e voie du logement ». Reste à voir si ce désir résistera aux changements de gouvernement. En effet, les décrets d’application ne sont pas encore sortis et il faut espérer qu’il n’en sorte pas une « usine à gaz « . 

 » L’habitat participatif  » est un type de gestion de l’habitat à mi-chemin entre le collectif et l’individuel. Il existe différents statuts mais tous répondent aux mêmes valeurs : non-spéculation, solidarité, mixité sociale, qualité du bâtiment, responsabilisation des habitants, etc. Ces nouveaux lieux de vie collectifs (non communautaire), écologiques et solidaires, œuvrent à recréer un aménagement du territoire diversifié, un habitat sain et harmonieux, dans une recherche de cohérence et de beauté. Il permet à des groupes de citoyens de concevoir, créer et gérer leur habitat collectivement, pour mieux répondre à leurs besoins, en accord avec leurs moyens et leurs aspirations, en particulier en matière de vie sociale et d’écologie. Cette dynamique s’appuie également sur une diminution potentielle des coûts par la mutualisation de certains postes de dépenses : achat du terrain, production d’énergie, assainissement, potager…
Habiter ensemble nécessite toujours d’avoir une vision de la vie basée sur l’échange plus que la possession. Elle demande écoute, sens du partage, respect de la vie, de l’autre avec ses différences.

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Les volontaires constituent un groupe qui se fédère autour d’un projet de vie et de relations de voisinage en élaborant son programme : organisation des logements privatifs, espaces communs partagés intérieurs et extérieurs, niveau de ressources… Ils se réapproprient ainsi les décisions et responsabilités de l’acte de construire ou de rénover, d’adapter et d’entretenir leur lieu de vie, leur habitat. On découvre qu’en matière d’habitat groupé, il n’existe pas de modèle unique, rien que l’on pourrait copier-coller. À chaque groupe son habitat ! Car c’est bien l’humain qui se trouve au cœur de l’habitat participatif : pas d’habitat groupé sans habitants ! Des personnes qui ont décidé de replacer au centre de leur vie quotidienne des valeurs qu’elles jugent essentielles : la solidarité, le partage, la fraternité, l’autonomie, la coopération, la bienveillance, éloignées du modèle dominant qui isole. L’idée centrale est de vivre ensemble en préservant l’intimité de chacun tout en réduisant son impact écologique. Enfin, en période de crise du logement et de crise tout court, l’habitat participatif est d’abord un moyen d’accéder à la propriété à moindre frais.

Cependant, rien de révolutionnaire, ces modèles alternatifs d’accès à la propriété existe depuis les années 70 en Scandinavie mais aussi en Suisse, en Allemagne et au Canada notamment. Ces modèles reposent sur un rapport « nouveau » à la propriété:

« Les habitants sont donc propriétaires collectivement du bien, mais locataires individuellement. Ce système permet de sortir durablement un bien de la spéculation : la valeur des parts sociales, encadrée, est déconnectée de la valeur du bien ; si l’immeuble est revendu, la plus-value ne peut pas être distribuée entre les associés. La coopérative propose un autre rapport au patrimoine : la fonction de résider et l’intérêt collectif priment sur l’investissement immobilier et l’enrichissement financier individuel. La coopérative repose également sur les valeurs d’équité, de transparence dans la gestion et de participation de chacun aux décisions. La démocratie s’y applique selon le principe « une personne = une voix ». »  Habicoop et Fondation Abbé Pierre

En ce qui concerne l’habitat léger, il est également en plein essor. Il concerne plusieurs centaines de milliers de personnes, toutes catégories sociales confondues. Même s’il n’est pas entierement nouveau, cet engouement est un signe d’une société en mutation, mais aussi une conséquence directe de la crise du logement, de la pressions foncière, du chômage et de l’exclusion. Il y a en effet certaines catégories de personnes qui décident volontairement ce type d’habitat plus sobre, plus autonome, plus respectueuse de la nature. Mais il y’a malheureusement un nombre grandissant d’individus qui vit dans des résidences mobiles de facon subie (moyen financiers, ruptures, « accidents » de la vie,…). Quelque soit la situation, cette loi vient combler un vide juridique qui est source de conflit grandissant avec les collectivités locales. « Le Gouvernement va autoriser les documents d’urbanisme à définir les terrains où les résidences mobiles ou démontables, constituant l’habitat permanent de leurs utilisateurs, pourront être installées. Il suffira de soumettre ces terrains à un régime de déclaration préalable ou de permis d’aménager.

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Si les résidences mobiles ont un statut connu, les résidences démontables, de formes diverses, devront répondre à un cahier des charges démontrant :

- la réversibilité de l’habitat : l’habitat est démontable, son installation est effectuée sans intervention d’engins lourds et aucun élément le composant, ou composant son aménagement intérieur, n’est inamovible ;

- l’autonomie vis-à-vis des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissements collectifs, pour ne pas impacter les budgets des collectivités locales via la création de nouveaux réseaux ;  la sécurité : l’usager de l’habitat devra veiller à la propreté, à la salubrité et à l’entretien des lieux pour éviter les incendies ». bati-journal.com

Comme on a pu le voir, les occupations légères de l’espace, les habitations éphémères ou mobiles répondent à de multiples préoccupations. Il faut donc espérer mais aussi et surtout s’engager pour que ce statut propre à ce troisième voir quatrième type d’habitat permette aux collectivités et aux citoyens qui le souhaitent de s’engager dans cette voie en leur apportant la sécurité juridique requise et en reconnaissant le caractère d’intérêt général de telles initiatives. Créer un espace de liberté, avoir le choix, quels que soient ses moyens, de vivre comme on l’entend doit être défendu. 

Pour conclure sur une note positive, il semble évident qu’il y’aura toujours des citoyens avec un sens de l’utopie « rationnelle », qui souhaiterons rendre la terre, notre habitat commun, non seulement plus heureux, mais aussi meilleur. Reste à espérer que ces derniers soient de plus en plus nombreux.

 » L’Arche-Terre est le milieu vital, qui telle une matrice nourricière, nous porte, et sans lequel nous ne serions pas là, et donc ne serions pas ouverts au monde, habitants du monde. A l’existant, il revient alors de se penser justement comme un vivant, et partant de là, d’agir en faveur de la vie, d’une vie partagée avec les autres hommes, mais aussi avec l’ensemble des autres vivants. Seulement ainsi nous habiterons en conscience la Terre, en devenant, enfin, ses gardiens fiables.  » Maria Villela-Petit

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Agriculture et OGM : On mange quoi ce soir?

Les questions soulevées par l’arrivée dans nos assiettes des OGM à la fin du 20e siècle sont fondamentales pour de nombreuses raisons. Et pourtant ce sujet est noyé dans les actualités et les faits divers que nous recevons quotidiennement. L’abondance de la littérature, des sources d’informations, des idées reçues, de la désinformation et les controverses scientifiques ne facilitent pas la compréhension et permet difficilement de distinguer le vrai du faux. Sans prétendre éclaircir l’ensemble des problématiques que les OGM déclenchent ou une quelconque objectivité sur ce sujet, l’idée est plutot de mettre en lumière un enjeu de société qui me tient à coeur. Les OGM ne doivent pas rester une affaire d’initiés (décideurs politiques, firmes semencières, agronomes) mais faire l’objet d’un débat qui inclut tout les acteurs de la société.

Ci dessous, une courte vidéo proposé par le parti vert Européen, qu’on ne peut taxer d’être extrémiste, me semble donner un aperçu intéressant des conséquences des OGM et des différents enjeux qu’ils soulèvent.

Comme on peut le constater dans cette vidéo, les biotechnologies ne sont pas une simple question de techniques agricoles. Il est important d’avoir une approche globale de ce problème. J’emploie volontairement le terme problème car il y’a des groupes qui s’opposent et des controverses depuis une vingtaine d’années. La controverse sur les OGM concerne au moins autant leurs aspects socio-économiques (brevetabilité et dépendance, outils du productivisme, produits des multinationales, crise de confiance dans la capacité de maîtrise de l’État…) que leurs caractéristiques intrinsèques (méthodes de production, gènes “ étrangers ”…).

Tout d’abord, il est crucial de rappeler la distinction entre les OGM agricoles dont la toxicité sur le long terme n’est pas encore bien connue et la necessité de cultures transgéniques pour les recherches médicales. L’insuline, par exemple, est fabriqué à partir d’OGM et personne ne saurait nier son utilité.

C’est donc sur les OGM agricoles que je souhaite porter mon attention et comme le dit si bien Pierre Rabhi, « OGM, cela veut dire Organisme Génétiquement Modifiées ET brevetés« . Le fait d’avoir été transformés artificiellement par des procédés techniques confère aux OGM un statut juridique particulier pour des êtres vivants : ils sont susceptibles d’être brevetés comme des objets industriels. C’est une propriété privée, qu’il faut donc acheter. Il est à craindre que des droits exclusifs sur une espèce soient bientôt attribués à quelques multinationales. La privatisation des semences, 1er maillon de la chaine alimentaire, est une menace de première ordre. La prolifération des semences hybrides ou OGM rend les agriculteurs tributaires de quelques firmes qui produisent ces espèces « améliorées ». Ces derniers risquent à terme de ne plus pouvoir échanger et reproduire les semences de ferme comme ils le font depuis des millénaires.

Voici quelques chiffres pour se donner une idée plus fine de la place des OGM dans le monde. Plus des deux tiers de ces cultures se situent aux États-Unis, l’Argentine (23 %) et le Canada (environ 7 %) se plaçant au deuxième et troisième rang mondial. Le continent américain concentre 98 % de la totalité des surfaces de cultures transgéniques. Le nombre d’espèces génétiquement modifiées cultivées est très restreint, le soja et le maïs concentrant plus de 80 % des surfaces mondiales, suivis par le coton (12 %) et le colza (7 %).

Actuellement l’Europe reste réticente vis a vis de cette technologie, notamment pour la production agricole en champ ouvert. En effet, une des critiques les plus pertinentes vis à vis des OGM me semble être la difficulté à endiguer leurs dispersions dans la nature lors d’essai dans des champs à ciel ouvert. Le manque de réponse de ses promoteurs à ce sujet favorise l’hostilité du grand public. Par ailleurs, il y’a une inquiétude, légitime, par rapport à la tendance générale du système agro-alimentaire à rechercher le profit à tout prix sans prendre en compte les risques environnementaux et sociaux. En France, cela est accentué par les scandales récents de la « vache folle » et du « sang contaminé ».

Cependant, l’Europe importe du soja et du maïs OGM destinés principalement à l’alimentation animale. Dans ce cas, la présence d’OGM n’est qu’un facteur de choix parmi d’autres pour les importateurs, le principal restant le prix.
La situation est différente pour l’alimentation humaine. Face aux problèmes d’acceptation du public et aux difficultés de traçabilité, les entreprises agroalimentaires tendent à modifier la composition des aliments. Ils évitent les ingrédients qui risquent de provenir de plantes OGM (maïs, soja). On peut malgré tout trouver dans l’alimentation humaine de l’huile, de la farine et du sirop de glucose tirés de plantes OGM. Ces produits servent à fabriquer des préparations alimentaires, des confiseries et des boissons non alcoolisées.

Le citoyen Européen semble encore un peu preservé mais le lobbying intense exercé  à Bruxelles par certaines compagnies  (Monsanto, Pioneer, Bayer,…) sèment le doute et finissent par convaincre certains dirigeants Européens. C’est a nous citoyens avertis d’etre vigilant par rapport aux évolutions législatives sur ce sujet.

Un autre argument des partisans des OGM est de dire que c’est une source de progrès qui va nous permettre de résoudre la question de la faim dans le monde. Or l’expérience a montré que les OGM n’augmentent aucunement les rendements. Par ailleurs, il existe déjà des espèces végétales adaptés aux milieux les plus difficiles (mil a cycle court par exemple). Il faudrait certainement se préoccuper davantage de préserver la biodiversité végétale avant de miser sur les OGM. De plus, il est largement admis que la question de la sous alimentation est davantage une question de répartition des richesses et d’accès aux denrées difficiles pour les plus pauvres. La production alimentaire mondiale annuelle est largement suffisante pour nourrir 7 milliards d’humain. Et cela sans évoquer le gaspillage alimentaire qui concerne selon l’organisation mondiale de la santé le tiers des aliments produit annuellement.

Une autre idée recue communément admise est l’utilisation beaucoup moins importante de pesticides sur les cultures OGM. En effet, la très grande majorité des plantes transgéniques actuellement commercialisées sont des plantes qui tolèrent un herbicide (Roundup Ready) ou qui secretent leurs propres pesticides. Hors certains insectes nuisibles se sont déjà adaptés et résistent. De plus les ventes d’herbicides et d’insecticides dans les pays ou il y’a des OGM sont en constante augmentation ce qui tend à prouver que les OGM n’ont pas été mis en place pour utiliser moins d’herbicides ou d’insecticides, mais pour pouvoir vendre les semences modifiées et les produits de traitement qui les accompagnent. C’est donc clairement une bonne opération commerciale au détriment de la biodiversité et de l’environnement. Cet argument ne semble donc pas valide et confirme, que la maîtrise absolue par l’humain de son environnement n’est pas possible. La stratégie de la fuite en avant technologique proposée est une stratégie commerciale. Quand tous les insectes seront devenus résistants à l’ensemble des protéines insecticides, que se passera-t-il ? Étant donnée la vitesse de l’apparition de ces résistances, cette hypothèse pourrait devenir une réalité bien proche. La diversité et la rotation des cultures est toujours la solution la plus efficace et la moins onéreuse pour diminuer les risques d’insectes parasiteurs.

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Cependant, il faut admettre que le débat autour des OGM a permis de mettre sur le devant de la scène des sujets importants.  Par exemple, la question de la régulation en matière d’alimentation, ce qu’on nous propose dans les supermarchés. Les citoyens-consommateurs s’empare aujourd’hui de cette question et ne la laisse plus au seul pouvoir public. Les controverses autour des OGM se sont également fait l’écho du danger de la montée du productivisme agricole. Enfin, l’émergence d’idée comme le principe de précaution ou les externalités environnementales sont aussi des contributions positives du débat lié aux OGM.

Si nous ne sommes pas vigilant il est possible que les décideurs nous fasse courir un risque collectif sans qu’il y’est d’urgence particulière. En effet, il semble que certains acteurs (firmes agro-alimentaires, FNSEA,…) cherchent actuellement à gagner du temps et sont dans l’attente d’une situation plus simple pour imposer leurs produits sur le marché.

« L’issue de cette histoire qui s’écrit sous nos yeux est encore largement incertaine. On s’en souviendra soit comme l’un des premiers exemples d’un rejet massif d’un changement technologique majeur, soit comme un point de rupture dans les outils et pratiques de la maîtrise sociale des innovations technologiques ”.

L’innovation controversée : le débat public sur les OGM en France ”, rapport sous la direction de Pierre-Benoît Joly, INRA, janvier 2000.

PS: Les personnes les plus interessées par ce sujet peuvent visionner le film de Marie-Monique Robin « Le monde selon Monsanto » à l’adresse suivante:                      http://www.youtube.com/watch?v=kv0cc07M7rc