L’éducation en pleine mutation!

J’écris cet article en pensant à mon entourage proche et éloigné…Je suis de plus en plus en contact avec de jeunes parents ou en passe de le devenir. Ils influencent ces quelques lignes qui je l’espère favoriseront la réflexion et permettront  d’enrichir certaines pratiques éducatives.

Dans l’espoir d’un changement social majeur, l’enjeu éducatif est crucial. Malheureusement, sur ce plan nous sommes face à une crise…de l’éducation, de l’école, de l’autorité, de la pédagogie. A partir de ce constat et pour reprendre Pierre Rabhi, la double question qui se pose est la suivante : « Quelle planète laisserons nous à nos enfants ET quels enfants laisserons nous à la planète? »

Nous allons ici explorer des pistes pour modestement aborder cette 2e question. Si nous voulons des rapports humains plus paisibles, respectueux, nous devons faire autrement et donc penser autrement. Et la bonne nouvelle c’est que les lignes bougent, le monde éducatif, en quête de nouveaux repères, semble s’ouvrir à de nouvelles stratégies. Le sujet est vaste donc cet article sera en 2 parties. Dans un premier temps les stratégies qu’il est possible de mettre en œuvre à la maison et avant même l’entrée à l’école. Dans un deuxième article, j’évoquerai les nouvelles méthodes éducatives au sein de l’école.

A l’aune des dernières découvertes en neurosciences notamment, il y a un bouillonnement et une grande diversité d’expérience pour faire évoluer la façon d’éduquer les enfants.

Et c’est bienvenu car la gigantesque machinerie de l’éducation nationale ne répond plus vraiment aux aspirations de nombreux jeunes parents. De nombreux enfants ne s’adaptent pas aux règles de l’école publique et surtout les parents recherche des valeurs éducatives nouvelles : apprentissage de la coopération plutôt que la compétition, équilibre entre travail manuel et intellectuel, apprentissage actif et instruction passive, responsabilisation plutôt que soumission, etc.

De plus, des voix commencent à se faire entendre pour dire que « dans notre culture, comme dans bien d’autres – malgré nos belles intentions – la violence est présente dans nos relations à l’enfant dès la naissance. Nous devons individuellement et collectivement accepter de regarder en face ce qui, dès l’enfance, programme le cerveau humain à subir puis reproduire des schémas qu’il à toujours connus ». Thomas d’Ansembourg

C’est la violence éducative ordinaire (à la maison et à l’école) qui doit être remis en cause. C’est difficile, car notre modèle d’éducation classique est utilisé avec souvent la meilleure des intentions (transmettre des valeurs de respect, de gout de l’effort,…). Voir à ce sujet l’excellent livre d’Alice Miller « C’est pour ton bien » qui explique clairement comment une « pédagogie noire » se met en place malgré notre volonté de « bien » éduquer nos enfants. C’est notre méconnaissance du fonctionnement de l’enfant, notre communication peu adaptée à écouter et exprimer nos besoins et nos rythmes de vie infernaux qui nous empêchent de mettre en pratique une éducation bienveillante. Ainsi se reproduisent les schémas familiaux de générations en générations.

Nous allons voir qu’avec l’aide des neurosciences et les pédagogies alternatives (Montessori, Steiner, Freinet, modèle Scandinave, école des bois,…) que je rangerais sous le terme éducation positive, il existe des pistes simples à mettre en œuvre pour mieux comprendre l’enfant et l’accompagner à développer les compétences de vie dont il a besoin pour devenir un être épanoui, autonome, responsable et engagé dans la société.

Tout d’abord, avant l’école et même déjà pendant la grossesse, il est important de rappeler qu’un environnement affectif sécurisant, bienveillant (douceur, confiance, empathie) est indispensable pour le bon développement psycho-émotionnel de l’enfant. C’est le terreau qui conditionne tout le potentiel de croissance, la condition fondamentale pour permettre au cerveau de se développer dans toutes ses facultés. Par ailleurs, le cerveau des enfants ne fonctionne pas comme celui de l’adulte, toutes les facultés ne s’activent pas en même temps. Cela peut paraitre évident pour certains mais demandera à de nombreux adultes de questionner leur système de pensée, de référence et déconditionner ses habitudes.

Les premières années de la vie jusqu’à 6 ans sont fondamentales, le cerveau est en pleine formation, le cerveau est d’une plasticité incroyable, comme l’explique la vidéo ci-dessous:

A ce sujet, je rajouterais la question des outils numériques. Omniprésent, Les écrans doivent faire l’objet d’une attention particulière de la part des parents et des éducateurs. Des règles toutes simples en fonction des âges permettent de limiter les risques d’addiction. Le cerveau des jeunes enfants est particulièrement vulnérable face aux écrans. Ci dessous un résumé de la règle: 3-6-9-12 du docteur Serge Tisseron

Certaines compétences de vie sont indispensables on peut citer l’estime de soi, l’autonomie, le sentiment de responsabilité, l’esprit critique, la capacité de coopération,… Par exemple, « le besoin d’amour et d’estime de soi (confiance en ses capacités) s’ils ne sont pas assez nourris dans la famille vont selon l’enfant se transformer en hypersensibilité, en vulnérabilité lors de son entrée à l’école. Le besoin d’estime peut se transformer en course à l’estime avec l’obsession de l’emporter sur l’autre ou créer des craintes phobiques par rapport à certaines matières, etc ». Jane Nelsen dans « L’éducation positive »

Les carences familiales et sociales, à la base de l’échec scolaire, engendrent une crise de société. Heureusement, « Pouvoir vivre en êtres humains libres et coopératifs et non en rivaux. Cela s’apprend ! » Edgard Morin

Le contexte familial et la qualité relationnelle au sein de celles-ci sont une des clés de voute pour le développement de l’enfant. Des études montrent qu’un enfant sur cinq arrive à l’école sans être prêt à apprendre, en raison de sa vulnérabilité sur les plans suivants : psychosocial, communicationnel et affectif.

Pour continuer, examinons deux éléments importants : l’estime de soi et la créativité

  • L’estime de soi « passe par beaucoup de tâtonnements, d’essais-erreurs et de ’bravos’ encourageants». « L’encouragement est à l’enfant ce que l’eau est à la plante ». Dreikurs

Mais attention, encouragement ≠ compliment. C’est Jane Nelsen qui nous explique LA différence :

Quand on complimente, on dit par exemple : « Tu es intelligent ! » « Très bon travail ! » « Tu es vraiment adorable » (étiquette, jugement), « Tu as eu plus que ta copine/ton copain. Tu es trop fort ! » (comparaison), « J’aime bien ce que tu as fait » (opinion personnelle).Cela implique une dépendance aux autres (à la fois dans le jugement attendu et dans l’objet de comparaison) et le possible déclenchement de comportements pour cacher les résultats qui ne seraient pas conformes aux attentes extérieures (mensonge, dissimulation, évocation des « autres » pour justifier un comportement ou un résultat). Rajoutons que la personne qui complimente exerce une forme de pouvoir sur celui qui les reçoit…

Alors que lorsqu’on encourage : « Je vois à quel point cela t’a demandé du travail » « Qu’est-ce qui t’a demandé le plus d’effort ? » « Tu viens d’apprendre ceci. Qu’en penses-tu ? » « Quand je regarde ta création, cela me fait penser à… « (description, attention aux détails, valorisation des efforts, reconnaissance de la responsabilité), « Merci pour ton aide » (gratitude), « Tu peux m’expliquer/me montrer comment faire ? » (valorisation du processus d’apprentissage, transmission du savoir). Les enfants encouragés apprennent à réfléchir , construisent leur estime de soi au fil de leurs expériences et ne se comparent par aux autres. De plus, il y a ainsi peu de risque que l’ego ne devienne encombrant à long terme.

  • La créativité avant 6 ans est une période nécessaire pour permettre à l’enfant de murir et d’accepter ensuite l’acquisition des apprentissages fondamentaux (lecture, écriture,…). « Mais cela suppose d’avoir respecté sa petite enfance, l’avoir laissé jouer, inventer, s’ennuyer et se défouler… » supplie Myriam Szejer, pédopsychiatre

Pour favoriser ces deux éléments, les « école des bois » et autre « jardins d’enfants dans la nature » se développent depuis les années 1950 dans les pays scandinaves et germaniques. « La nature est un espace d’explorations et d’expériences sans limites. Un espace de jeu et d’apprentissage pour les enfants, mais surtout un outil pédagogique pour le développement de leur lien à la vie. Les trois buts principaux sont le plaisir de l’enfant, son développement intégral, et lui permettre de fonder une relation émotionnelle à la nature », explique Sarah Wauquier, auteure du livre Les Enfants des bois

Un avantage également sur le plan pratique de ce type de projet, la nature est un bien public, il n’y a donc pas de loyer à payer et pas de matériel pédagogique hors de prix ce qui permet d’offrir des prestations à tarifs égaux aux crèches classiques.

Le Waldkindergarten (jardin d’enfant) « Zauberwald », en Allemagne

Autre point crucial, la qualité de la communication et de la relation à l’enfant joue un rôle majeur. Par exemple, le cerveau n’entend pas les négations, il est donc important de formuler ses demandes avec des tournures de phrases positives.

Des interdits aux formules de consignes positives

En matière de communication, la communication non violente (CNV) comme expliquée dans la présentation suivante est un outil très utile pour comprendre les besoins de l’enfant qui se cachent derrière les comportements « inappropriés ». Cela permet également d’exprimer avec bienveillance que le comportement ne nous convient pas.

Par exemple : « Ce n’est pas agréable pour moi quand (citer l’action effectuée….) J’ai besoin de calme et je souhaite également t’aider mais cette manière de faire de ta part ne me convient pas. Essayons ensemble de trouver une solution » Ci-dessous une courte vidéo présentant les avantages de la CNV en matière éducative.

Et n’oublions pas que le moteur de développement de l’enfant se situe également dans le non-verbal. Les gestes d’affections, les preuves d’attentions (regards, attitudes), la proximité sont cruciaux. L’essentiel de la communication est visuelle alors optons pour la simplicité dès que cela est possible.

Également, il me semble important de le préciser d’entrée, on peut éduquer sans le duo punition/récompense (le bâton et la carotte sont à proscrire). Et si l’on entretient les rapports de force sur le modèle domination/soumission avec les enfants, on imprime dans leur logiciel interne : « Lorsque nous ne sommes pas d’accord, la seule façon de résoudre le conflit, c’est de s’écraser ou d’écraser ». Thomas d’Ansembourg

L’absence de punition n’est pas du laxisme, un équilibre est à trouver entre bienveillance et fermeté. Cela implique aussi d’acquérir de nouvelles techniques et de l’entrainement. Pour l’enfant, les routines et un cadre fixe sont important pour son développement, sa confiance. Les impliquer dans la définition du cadre et des limites en misant sur la coopération plutôt que sur la relation de pouvoir est un premier pas.

En éducation positive, l’idée est de s’intéresser aux besoins qui se cachent derrière les comportements de l’enfant. Ce n’est pas toujours facile mais c’est nécessaire. « Un enfant qui se comporte de façon inapproprié dit en réalité : « Je veux appartenir (au groupe, à ma famille, à ma classe,…) mais je ne sais pas comment m’y prendre. » ».

Par exemple, pour satisfaire le besoin d’attention de l’enfant, il est important de planifier régulièrement des temps d’attention spécifique à l’enfant ou l’on se consacre à 100% à une activité commune. Planifier des « temps d’échange en famille » (T.E.F) – Jane Nelsen ou chacun exprime ses besoins est également une routine bénéfique. Cela éviterait peut être à certains de se voir imposer des T.I.G une fois adulte ! 🙂

Enfin, un dernier point me semble fondamental. L’erreur de l’enfant est une opportunité d’apprentissage, ce sont des opportunités d’apprendre. Faire confiance à l’enfant pour trouver des solutions. Adopter ce principe pour nous même est également important. Quand on réagit à chaud par exemple, on retrouve les vieux réflexes de « faire payer pour l’erreur commise ». Mais on peut toujours transformer cette réaction première en opportunité d’apprendre, pour progresser et faire mieux la prochaine fois. Le concept des « 3R » de la réparation est intéressant pour assumer ses imperfections et les transformer en opportunité de grandir.

Les 3 « R » de la réparation de Jane Nelsen

RECONNAITRE (sa part de responsabilité) → Oups ! J’ai fait une erreur

RECONCILIER → Je suis désolé d’avoir…

RESOUDRE→ J’ai besoin de ton aide, j’aimerais que l’on trouve une solution ensemble

« L’éducation positive » n’est pas synonyme de perfection mais ouvre le champ des propositions pour améliorer la relation adulte-enfant et faire progresser toute la société. Les enfants sont de grands maitres pour nous entrainer et nous inviter à évoluer ! Loin d’être exhaustif, ce bref aperçu des notions et outils me semblent aidant pour partager au quotidien davantage de joie, d’harmonie, de respect mutuel et d’amour avec les enfants. Enfin, n’oublions pas que les grands discours moralisateurs agacent les enfants et les adultes par la même occasion. La transmission des valeurs, des repères passe avant tout par notre façon d’être, par l’exemple.

Dans le prochain article j’évoquerais les alternatives et les enjeux une fois la scolarité obligatoire débuté.

En résumé les points clés de l’article pour une discipline positive à la maison

  • Les compétences de vie se développent et s’acquièrent principalement entre 0 et 6 ans
  • Cerveau de l’enfant ne fonctionne pas comme celui de l’adulte – grande plasticité cérébrale
  • Importance d’avoir des relations et une communication de qualité (non verbale + C.N.V)
  • Règle des 3-6-9-12 pour les écrans
  • Mise en place d’un cadre sécurisant et d’une routine – impliquer les enfants dans la mise en place de règles et la recherche de solution
  • Temps d’échange en famille (TEF)
  • Les 3 « R » de la réparation
  • L’enfant imite son entourage, c’est une éponge qui absorbe le monde autour de lui

Baptiste S.

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La paix en nous et autour de nous!

Comment se comporter face à l’agitation du monde extérieur, aux tensions, aux peurs grandissantes? Comment favoriser la paix qui semble parfois lointaine? Et pourtant rien n’est aussi essentiel que cette quête de paix.

Je suis intimement convaincu que c’est avant tout en favorisant notre paix intérieur. C’est en alimentant la paix en soi que l’on pourra faire rayonner la joie et le bonheur autour de nous. Nous tous, créons le monde à travers les vibrations que nous lui offrons. Paix individuelle et paix collective sont intimement liées comme nous allons le constater. Et je me dis que parler de paix c’est déjà œuvrer dans son sens!

« La paix ne sera pas possible entre les nations tant qu’on ne sera pas convaincu que la véritable paix se trouve au coeur de l’âme humaine » Black Elk (médecin amérindien – tribu  Lakota)

Commençons en précisant que la paix n’est pas l’absence de conflit, il y en aura toujours, mais la résolution calme et mesurée des tensions principalement par le dialogue. Bien entendu, c’est un chemin de vie, parfois semé d’embûches, chacun avançant à son rythme. Mais heureusement, nous entrons dans une période de prise de conscience planétaire de ces enjeux et de nombreuses voies permettent de cheminer vers le contentement, la joie de vivre, la paix intérieure.

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Je vais développer ce thème en m’appuyant notamment sur les propos d’un docteur atypique et très drôle, Serge Marquis. Dans ces conférences et ses livres il donne de nombreuses pistes pour chasser le stress et les idées négatives et apprendre à savourer la vie.

Tout d’abord pourquoi apprendre à ralentir et apprivoiser notre stress? Trois grandes raisons:

  • Prévenir les problèmes de santé et de stress – Il y a un lien fort entre ce qui se passe dans notre tête et notre corps (voir le livre « Guérir » de Servan Shreiber). Le stress, le surmenage touche tout le monde, même les enfants avec des conséquences désastreuses. Les enfants apprennent grâce aux exemples des adultes qui les entourent. Quel modèle leur offre t-on avec nos modes de vie hyper actifs? Est-il normal qu’aujourd’hui des enfants de 7 ans soient déjà stressés, usés par leur rythme de vie?
  • Profiter au maximum de notre vie. Pratiquer la pleine conscience, être attentif au moment de joie simple de la vie de tout les jours. Par exemple, pourquoi faut il être malade pour être conscient du bonheur d’être en bonne santé? Etre attentif au moment présent est crucial. Pour cela 2 principes: Placer son attention sur une seule chose à la fois (entrainement psychique – yoga et méditation sont des outils extrêmement important). C’est aussi indispensable que l’entrainement physique pour entretenir son corps. Débrancher le mental et les pensées incessantes pour se focaliser sur les sensations, son souffle par exemple. Notre cerveau reptilien à tendance à se focaliser sur les menaces, c’est donc un entrainement pour l’orienter sur ce qui va bien!
  • Favoriser la dignité humaine (soutien, entraide, reconnaissance mutuel sont des facteurs importants pour éviter le stress). Individualisme et narcissisme renforcent le stress.

Les méthodes pour y arriver sont très simples. Par exemple s’autoriser des moments d’arrêt de temps en temps pour observer ce qui se passe dans notre tête – La vigilance nous aide à observer et à prendre du recul par rapport aux pensées incessantes, aux idées qui tournent en permanence dans nos têtes (C’est l’image donné par Serge Marquis du hamster dans sa roue) et qui trop souvent nous empoisonnent la vie. Le bonheur du moment présent est absorbé par l’activité du hamster. La bonne nouvelle c’est qu’on peut arrêter la course du hamster!

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Vigilance et attention nous permettre de ramener l’attention dans le réel,dans l’ici et maintenant. On va retrouver de la présence et pouvoir profiter du spectacle de la vie. C’est le fameux « pouvoir du moment présent » de Echart Tolle, un livre à mettre entre toutes les mains.

Sur le papier c’est hyper simple mais concrètement ça demande de l’entrainement pour créer de nouveaux réflexes. Prendre conscience qu’on a des pensées incessantes dans la tête est un  début. Ensuite on va s’entraîner, faire des efforts pour ramener notre attention à ce qu’on est en train de dire ou de faire et progressivement ça devient un automatisme. Etre dans la présence est crucial, c’est ce qui donne sa saveur à la vie.

Il ne faut pas se leurrer, créer de nouvelles habitudes de l’esprit, demande des efforts et du temps. Apprendre de manière générale demande des efforts on l’oublie trop souvent à notre époque ou l’on veut que tout aille vite. Mais si on ne bride pas nos désirs on va apprendre à ne pas renoncer et à aller au bout de ce qu’on aime. Par exemple on peut commencer chaque jour pendant 2 min avant de s’endormir par placer son attention sur la respiration sur la zone entre les lèvres et le nez.

Autre élément qui favorise la paix intérieure, c’est la question du sens! Pouvoir répondre à la question, quel est le sens de ma vie? Donner du sens à sa vie, c’est être capable d’écouter ses propres désirs, sans se laisser guider par la peur, les pressions de l’entourage. Donner du sens à ce que l’on fait permet d’affirmer que notre vie vaut la peine d’être vécue. Pour donner du sens, il faut tracer une direction avec des projets, des étapes, des résultats. On peut également se demander si l’on contribue au bien commun.

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Une grande source de stress dans notre monde actuel et qui ne favorise pas la paix est que nous voulons tout faire, tout voir, tout savoir, tout avoir, tout de suite, tout en même temps..Nous ne savons plus reconnaître nos limites ou comme le dit Serge Marquis notre « humanitude »!

On peut choisir de faire des deuils en pleine authenticité et être dans le contentement. C’est du repos pour soi et pour les autres d’être capable de lâcher prise.

2 pistes pour toucher au contentement:

  • achever quelque chose qu’on a choisi au préalable, des petites choses, y aller pas à pas pour ne pas se décourager.
  • Placer son attention sur ce qu’on est parvenu à achever et dont on est fier. (Un exercice simple est par exemple de prendre 5 minutes chaque soir pour repenser à la journée et noter 3 choses qu’on a accompli et dont on est satisfait).

« Le contentement intérieur n’est ni résignation face à la vie, ni doux rêve idéaliste. » comme le dit si bien Michel Bernard, coach et formateur. Ce sont quelques moments de présence à soi, d’auto empathie, c’est oublier ce qui nous torture l’esprit, les soucis des enfants pour les uns, d’argent pour les autres, de santé…

Autre petit exercice pour prendre du recul et tendre au contentement. Coller dans un endroit bien visible un post il avec les 2 questions suivantes et se les poser honnêtement:

  • A qui je fais du mal là maintenant?
  • Ai-je un problème en ce moment?

Le contentement intérieur est un mouvement d’abandon à la confiance en soi dans l’instant, dans l’extase devant les petits bonheur du quotidien. Et puis, Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie et philosophe nous le redit à sa manière :

 » On choisit de se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation »

Le contentement intérieur est cousin de cette sobriété heureuse qui fait découvrir que simplifier sa vie, contrairement aux idées reçues n’appauvrit pas mais ouvre une porte vers plus de bonheur et de paix…

En conclusion, rappelons nous que les plus grandes guerres, les plus grandes violences sont celles que l’on se fait à soi même. Chercher la paix à l’extérieur quand elle nous fait défaut à l’intérieur est stérile. Cessons de croire que le problème vient des autres. La paix dans le monde n’est possible que si l’on établit, si l’on vit la paix en nous. Prendre soin de soi, mieux se connaitre, apprendre à s’aimer aussi car plus de personnes qui s’aiment constituent une masse plus positive et bienveillante qui va contaminer son entourage.

Des activités comme le yoga, la méditation, la pleine conscience, le contentement intérieur constitue à mes yeux le préalable indispensable à la société apaisée que nous souhaitons tous. Elles alimentent de manière invisible un courant de paix, qui bien sur ne fait pas la une des médias mais agit comme un mouvement de fond planétaire qui va aller grandissant. Autre piste très intéressante, la Communication non violente (CNV) qui permet de communiquer authentiquement et de résoudre les conflits de façon saine. Je développerais ce sujet dans un prochain article.  Tout ceci constitue une démarche personnelle vers plus de conscience, pour plus de paix et d’amour en donnant l’exemple.

« On ne souhaite pas la paix, on la fait. On fait la paix, on est la paix, et on la donne aux autres. » 

Mère Térésa